L’ACTION HABITANTE COMME ARCHITECTURE DES LIEUX DE VIE

Urbanisme #3

Atelier CAPACITES propose une série de textes concernant l’urbanisme : quelle fabrique de l’urbain ? quel(s) cadre(s) de vie ? Avec qui, pour qui et par qui ? quelle place donnée aux citoyens dans les projets urbains ? comment ouvrir l’urbain pour qu’il fasse quotidien ? comment créer et agir au sein d’espaces publics et de lieux de vie ? Autant de questions et bien d’autres encore que nous aborderons au fil des semaines.

L’obsession actuelle de nombreux urbanistes, des élus et de leurs conseillers et particulièrement des chargés de communication tient à cette volonté inextinguible de créer des « lieux ouverts ». Une approche binaire où l’ouverture s’oppose à la fermeture, nous faisant croire que l’un favorise les liens sociaux tandis que l’autre privilégie l’entre-soi.

Cependant, le corollaire et la continuité de l’ouverture ne se trouve pas dans la solidarité habitante mais bien plutôt dans l’idée de « lieu traversant ». Un lieu que l’on ne fait que traverser risque de devenir un lieu passif où la citoyenneté et l’action collective apparaissent comme impossible.

L’ouverture d’un lieu, tel qu’il est pratiqué aujourd’hui, produit de la consommation passive là où l’urbain devrait favoriser la citoyenneté active. Ainsi, ce n’est pas l’ouverture d’un lieu qui produit de l’action et de l’activité citoyenne mais la mobilité qui lui est liée directement ou indirectement. Olivier Mongin considère par ailleurs qu’« il n’y a pas de lieux sans mobilité », car seule la mobilité provoque des rencontres, des échanges, des projets communs, des envies d’agir.

Ainsi, les lieux urbains ne doivent pas être « ouverts » prioritairement pour être bien aérés, laisser passer le vent ou favoriser les modes de transports piétons (comme le Jardin d’Erevan de Confluence) mais plutôt d’être « ouverts » aux autres, aux porteurs de projets, à la réappropriation de l’espace. En un mot, l’ouverture d’un lieu doit permettre de faire société (Y. Grafmeyer et J-Y. Authier).

L’objectif primordial consiste donc à réaliser ce passage de lieu ouvert et traversant à un lieu de vie et d’actions. D’une part, cela consolidera le « capital social » des habitants – à travers les réseaux, la confiance, l’entraide, etc. (J. Coleman) et d’autre part, cela va démocratiser l’action en faveur de territoires soutenables et engagés.

Atelier CAPACITES a lancé dès sa création une démarche autour des « Lieux de vie » afin de développer la réflexion sur ces espaces urbains que nous consommons sans nous en rendre compte. Cette démarche favorise la démocratie en ce sens que chacun peut agir, à son échelle, dans des périmètres qui lui sont familiers et connus (sa rue, son quartier, son logement, la restauration collective, l’accessibilité et la mobilité, etc.). Il s’agit de permettre que chaque envie d’agir, qui va dans le sens de la soutenabilité des territoires, soit soutenue, encouragée et accompagnée par notre cabinet associatif.

Pour retrouver nos autres publication, cliquez 🙂

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